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Alexandre le grand

 
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Jarnac
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MessagePosté le: Dim 10 Oct - 22:51 (2010)    Sujet du message: Alexandre le grand Répondre en citant

Devant l’extraordinaire productivité des acteurs de ce forum je me sens contraint d’écrire ce bref article qui n’a certainement pas l’ambition de résumer la vie d’Alexandre le grand et même pas sa carrière militaire.
Ce n’est pas que je me sente incapable d’une telle tâche – vanitas vanitatum et omnias vanitas dirait Bossuet et  « sic transit gloria mundi » je rajouterais avec L’Ecclésiaste- mais un tel travail à déjà était fais mainte fois et de plus la taille d’un tel ouvrage serais énorme et j’ai peur que ma prose ne ferais qu’ennuyer le lecteur. Cet article est donc comme celui sur Pyrrhus un article d’opinion voire un article de foi. Il est aussi un moyen de faire l’article comme dirai Balzac pour que ce forum retrouve une certaine vie pas celle du journal certes mais celle plus raisonnable du lieu de discussion.
Il n’est pas inutile de citer et de présenter mes sources la principale est le livre de John Keegan « The Mask of Command, a study of generalship » mais aussi l’incontournable Plutarque ainsi que l’Anabase d’Arien enfin tout les ouvrage que j’ai lu sur Alexandre qui sont nombreux (celui de Benoist-Mechin par exemple) ne seront pas directement pris comme source mais influenceront cet article il est certain.
Il reste deux question la première est quel est le but de cet article ? Tout simplement d’esquisser un portrait  de ce poser la question qui était Alexandre lorsqu’il endossais le rôle de général. Et plus particulièrement qu’est ce que le style héroïque du commandement.
Pour cela j’utiliserais le concept du masque du commandement développé par Keegan que l’on peut relier à la Sociologie interactionniste de Goffman et cette citation de Shakespeare :
 
    « All the world's a stage,
And all the men and women merely players;
They have their exits and their entrances,
And one man in his time plays many parts,
His acts being seven ages. »[1]
 
En second lieu il reste la question de la méthode adoptée. Hé bien elle n’existe pas[2] et en écrivant cet introduction je ne prétend pas écrire un article universitaire. Je veux juste expliciter mon propos qui n’est pas du tout sérieux bien au contraire je ne prétend pas dire la vérité ni même une vérité juste mon opinion or :
 
« Ce qui, probablement, fausse tout dans la vie, c'est qu'on est convaincu qu'on dit la vérité parce qu'on dit ce qu'on pense. »
[3]
 
Enfin une dernière remarque si cette article est rempli de citation ce n’est pas par pédantisme mais   « Car citer les pensées des autres, c'est souvent regretter de ne pas les avoir eues soi-même et c'est en prendre un peu la responsabilité ! »[4]. J’espère que vous me pardonnerais ce défaut - car c’est d’un défaut le peu que je gagne en érudition je le perd en originalité[5] mais j’aime citer les penseurs ; j’ai l’humilité de penser qu’ils expriment mieux les choses que je ne pourrais le faire.
 
 
Ayant explicité les raisons et les enjeux de cette article nous pouvons nous plonger dans l’épopée que constitue les conquête d’Alexandre le grand.
Pourquoi le mot Epopée ? Certes il sied à la vie d’Alexandre qui a traversé plus 20 000 kilomètre avec son armée macédonienne, qui s’est battu dans cinq grandes batailles : Chéronée, le Granique, Issos, Gaugamèles et enfin la bataille de l’Hydaspe,  et qui a commandé plus de vingt sièges dont celui de Tyr et celui de Multan. Il ne faut pas concevoir le rôle du général dans ces batailles comme celui du soldat à l’arrière de ses troupes[6] commandant de loin en prenant du recul cette notion n’était pas complètement étrangère au grec Xénophon prônait de n’être brave que pour l’exemple quand cela était nécessaire et le reste du temps d’être prudent car la perte du général compromettait grandement la bataille  pour cette même raison Philon de Byzance[7] recommandait de ce tenir loin des combats[8]. Alexandre avait une conception différente du commandement non seulement il prenait part aux combats mais il était régulièrement en première ligne au point décisif de la bataille c’est à dire là où la résistance ennemi était la plus dure. Par son propre témoignage nous savons que son corps était couvert de cicatrice  à l’exception du dos. C’est ce général qui a conquit tout le monde connu [9]et qui vainquit le plus grand empire de son époque. C’est parce qu’il donnait un coté héroïque a son commandement que l’on peu appelé la vie d’Alexandre une épopée.
Le coté épique de la vie d’Alexandre à rapidement été mis en valeur des anecdotes tel que le dressage de bucéphale et celle du nœud gordien ont alimenté la légende qui se construit autour d’Alexandre.
Ce coté épique n’est pas fortuit, il certes issu du caractère d’Alexandre grand admirateur de l’Iliade mais il est surtout voulu par Alexandre qui comprenait la valeur de cette réputation.
Abordons en premier lieu le caractère :
Premièrement Alexandre avait une notion instinctif du dramatique il aurait fait a défaut d’un conquérant une excellente star hollywoodienne en effet dans une grande mesure il avait le caractère d’une prima donna se mettant toujours en avant et théâtralisant ses moindre gestes.
Deuxièmement Alexandre était fougueux et impatient il ne s’est laissé qu’une fois dominé par cette fougue à Multan[10] mais cette fougue est perceptible parmi toute sa vie elle explique sa façon d’être au monde.
L’anecdote de Multan mérite d’êtres raconté, Alexandre presque a la fin de son épopée était mécontent du lent progrès des macédonien devant la ville de Multan au
Pakistan actuel, il s’élança donc vers les remparts de cette ville pris une échelle et se rua à l’assaut suivi de ses gardes du corps mais ceux ci effrayé par les risque pris par Alexandre escaladèrent en nombre trop important l’échelle qui rompis laissant Alexandre presque seul sur les rempart d’une ville ennemi, refusant de fuir il combattît jusqu'à ce qu’il fut toucher au poumon par une flèche et secouru par ses gardes. Cet anecdote montre bien le coté irréfléchi de la fougue d’Alexandre mais ce fut la première et dernière fois que cette pris le dessus sur son contrôle de soi. Dernière non pas qu’il ait été devenu plus sage mais parce que la blessure qu’il avait reçu lui priva des moyens physiques nécessaire à une telle fougue.
Dernièrement Alexandre était lui tout à fait mégalomane[11], trait de caractère qu’il a hérité de sa mère et en partie de son père qui était tout les deux de la personne assez égocentrée. Si je voulait faire une psychanalyse d’Alexandre je dirai que son libido était assez sous développé[12] en contrepartie sa  volonté de puissance était surdéveloppé. Là s’arrête le vision psychanalytique car  au lieu d’être dans le refoulement Alexandre a accepté a un tel point qu’il a eu pour souci de se présenter comme un dieu pour la prospérité[13].
 
Voyons en second lieu la partie voulue et calculé de cette façade, de ce masque héroïque :
Les citations que nous avons retenues d’Alexandre sont révélatrices, elle donne l’impression d’un général impétueux qui fait confiance à son étoile et qui se soucie plus d’honneur chevaleresque que de tactique. Ce n’est qu’une impression  dans ses dialogues fréquents avec son commandant en second le vieux et prudent Parménion aux objections tactiques de ce général avisé Alexandre répond par des phrases dont l’impact est puissamment calculé cet extrait de Plutarque nous éclairera :
« Comme Parménion prétendait que la journée était trop avancée et refusait de prendre un tel risque, Alexandre rétorqua que ce serait insulter l'Hellespont, si, après l'avoir traversé, on tremblait devant Granique. Puis il se jeta dans le fleuve, avec de treize compagnies de cavalerie. En s’élançant au-devant de traits hostiles vers l'autre des positions escarpé défendu par des armes et des chevaux, au milieu du courant qui l’emportait et l’entourait de ses flots, il avait l’air de mener les opérations comme un fou, plus par désespoir que poussé par la réflexion. Il s'obstina pourtant à faire cette traversée et, à grand-peine, aux prix de nombreux efforts, il pris position sur un terrain que la boue rendait humide et glissant. Il fut contraint d’engager aussitôt un combat désordonné et d’en venir au corps à corps, homme contre homme, avec ceux qui l’attaquaient, sans avoir eu le temps de ranger en une formation quelconque ses troupes qui étaient en train de traverser. »[14]
 Que peu ton tirer de cet extrait ? En premier lieu la réplique d’Alexandre à Parménion, d’apparence la décision d’Alexandre n’à rien de tactique c’est un réponse on ne peu plus chevaleresque.[15] Cependant je le souligne encore ce n’est qu’une apparence la raison principale derrière la décision d’Alexandre est purement psychologique en effet Alexandre a un conception particulière du retranchement au Granique Alexandre attaqua avec le gros de sa cavalerie sur le terrain le plus difficile. Regardons si vous le voulez bien la carte de la bataille du Granique :

 
 
Alexandre n’attaque pas les premier perse venu il attaque l’extrémité droite du centre Perse la partie la plus physiquement retranché et pour Alexandre la partie ou la volonté de combattre des Perse et leur morale est le plus faible. L’action fut brève et décisive il faut surtout s’imaginer sa rapidité ; a peine arrivé sur le champ de bataille Alexandre saute sur son cheval et fonce sur la partie la plus retranché de la rive opposé en quelques minute la bataille était engagé. Les troupes Perse retranché derrière leur rivière ne s’attendait pas a cette offensive le choc  fût décisif. Les troupes Perse  déstabilisé par la charge macédonienne s’effondrent avec l’avancé des phalange macédoniennes. Keegan divise ainsi la bataille en 4 phases a savoir : 1) le contact, 2) l’engagement des cavalerie, 3) L’approche des phalange, 4) la débandade et le massacre qui s’ensuit. La débandade fut tellement complète que les mercenaires grec de l’armée Perse troupe expérimentée et ne craignant pas le choc furent emporté par  la déroute du reste de l’armée.
 
A la bataille d’Issos Alexandre agis d’une façon similaire ayant commis une erreur stratégique majeure il se trouvait dans une position extrêmement désavantageuse coupé de ses lignes de ravitaillement et n’ayant d’autre choix que de se battre ou laisser son armée mourir de faim.
Non seulement fit-il volte-face et alla droit à l’ennemi au lieu de temporiser ou de manœuvrer. Arrivé sur le lieu de la bataille et voyant que l’ennemi se retranchais derrière la rive escarpé de la rivière qu’il avait fortifié de petites palissades, Alexandre et ses officiers « prirent conscience que Darius était un lâche »[16]  
                       

Alexandre attaqua donc de façon très brutale l’aile droite de l’armée perse tout en refusant son aile gauche à l’ennemi et malgré une forte résistance au centre il perça l’aile droite Perse et força Darius à fuir. Il est important de voir comment l’attaque c’est déroulé contrairement au Granique Alexandre avance lentement en faisant le plus de bruit possible grâce au cris de guerre des phalanges macédonienne pour saper le morale de l’ennemi.
 Encore une fois Alexandre avait considéré le retranchement de l’ennemi derrière une barrière naturelle comme une incitation à attaquer, et lorsqu’il améliorait cette barrière  naturelle avec de fortifications c’était pour Alexandre la preuve de la couardise de l’ennemi.
En d’autre terme à Issos et au Granique Alexandre attaqua le point physiquement le plus fort[17] et le mieux défendu car il considérais que c’était pour lui le point psychiquement le plus faible. Que veut on dire par psychiquement faible ? Deux choses : la faiblesse morale[18] mais aussi et surtout la faiblesse stratégique car un général n’imagine pas qu’un ennemi attaque son point fort et à du mal à répondre a une telle éventualité. La vérité de cette seconde affirmation a été démontrée de façon frappante par l’incrédulité et l’immobilisme de l’état major allemand après le débarquement en Normandie qui par ses données géographiques était l’endroit le plus facile à défendre et le plus difficile d’accès.[19]
 
 
L’on ne peut comprendre le coté calculé de ses deux bataille qu’en les comparant  à la dernière grande bataille contre l’empire Perse sans cette bataille il pourrait nous être excusé de pensé qu’Alexandre n’est qu’un chanceux qui a mener « les opérations comme un fou, plus par désespoir que poussé par la réflexion »[20] mais la bataille de Gaugamèles dissipe ce doute.
Qu’est ce que cette bataille à si d’exceptionnelle ? Mis à part sa beauté tactique, le fait qu’Alexandre ait sur les conseils de Parménion et contre tous ses autres officiers attendu quatre jours tout en se préparant à la bataille. Cependant il se refusa à livrer bataille de nuit en disant « je ne dérobe pas la victoire »[21] derrière cette réponse qui peut paraître puérile se cache plusieurs considérations : l’une est militaire est la peur que dans la nuit les macédoniens se fassent déborder par la massive armée Perse et que perdu dans un terrain qu’il ne connaissent pas l’armée soit anéantie. L’autre est politique et est que si il était défait dans une attaque de nuit Darius aurait pu garder sa légitimité alors que défait en plein jour Alexandre pouvait revendiquer la légitimité impériale car il l’avait arraché manu militari à Darius.
Cette notion de légitimité est d’autant plus importante que nous sommes dans un système impérial, je me réfère au chapitre 4 du Prince de Machiavel (et d’ailleurs au reste de son œuvre Machiavel croyait en une souveraineté assuré par les armes) .[22]
 
Alexandre à Gaugamèles était dans une situation très différente de ses précédentes batailles.
En effet Gaugamèles pris place sur un terrain naturellement plat et de plus aplani par les Perses qui pouvait y déployer toutes leur immense armée. Il n’était plus question de confiance dans le terrain mais de confiance en leur nombre. Alexandre pour contrer cette masse de combattant[23] adopta et améliora la tactique de la marche oblique dont les prémices ont été inventé par le général Thébien Epaminondas et qui consiste à avancer ses troupes obliquement vers l’ennemi de façon a concentrer ses forces sur un flancs de l’ennemi de le briser afin de le prendre à revers, tout cela tout en « fixant » l’ennemi grâce a ses mouvements[24].
Cette stratégie provient de la tendance qu’on les phalanges à aller vers leurs droite en effet les phalangistes sont très proche les uns des autres, pour reprendre les mots d’Homère :
   « Le bouclier s'appuyait sur le bouclier, le casque sur le casque, l'homme sur l'homme ; les casques à crinières se touchaient par leurs cimiers brillants, dès qu'un guerrier se penchait, tant ils étaient serrés. »[25]
Cette proximité et l’usage du bouclier avaient pour résultat de faire dévier la phalange :
« Les armées, quelles qu'elles soient, font ceci : elles tendent à dévier, au cours de leur marche, vers leur propre aile droite ; si bien que chaque adversaire déborde avec sa droite la gauche de l'ennemi ; en effet, la crainte aidant, chacun serre le plus possible son côté non protégé contre le bouclier de son voisin de droite et pense que plus on est joint de façon étroite, plus on est à couvert ; et la responsabilité initiale revient au premier homme de l'aile droite, qui souhaite dérober toujours à l'adversaire son défaut de protection : les autres le suivent en vertu de la même crainte. »[26]
Prenant en compte cette donnée l’idée d’Épaminondas était simple : concentrer en profondeur de phalange sur son aile gauche pour déborder l’ennemi  par la masse sur le coté droit là ou la phalange ennemi est la plus faible. Alexandre reprends et améliore cette stratégie il ne concentre ses troupes sur sa gauche mais il fait tout simplement  marcher ses troupes obliquement vers l’ennemi. Darius son bouger toute son armée essaya de prendre à revers Alexandre avec sa cavalerie ce qui était exactement ce qu’Alexandre attendait il se rue sur la brèche ouverte par le départ de la cavalerie et brisa le centre de l’armée Perse transformant le reste de la  bataille en une boucherie ou l’armée Perse fut anéantie.   
 
 
    

 
C’est en étudiant cette bataille que l’on constate les sens stratégique avancé d’Alexandre et le coté calculé - pour des raisons de moral militaire et de prestige politique -  de son caractère héroïque.
 
Le caractère héroïque de son commandement a une dernière raison enfin – raison qui plaira aux sociologues parmi nous – le caractère héroïque est dans un large mesure déterminée par le caractère de la société macédonienne et des ses institutions politique et militaire.
Abordons en premier lieu  les institutions politiques ; comme le fait remarquer très justement Keegan  la monarchie macédonienne bien qu’élective était d’abord une monarchie militaire,  à qui les réformes de Philipe II avaient donné un nouveau dynamisme. La nature militaire du pouvoir[27] s’exprime dans l’élection du roi ; ce n’était pas une élection au ballot secret, au comptes des mains mais une élection a la criée ou les partisans se mettait derrière leur candidats tout en criant et faisant choquer leurs lances sur leurs armures, il exprimais ainsi qu’il était prêt a défendre la candidature du prétendant manu militari ce qui dans un état avec un Military Participation Ratio[28] aussi haut n’est pas à prendre à la légère.
 Dans cet Etat à la nature martiale si prononcé l’armée était cruciale. L’armée macédonienne était dynastique dans le sens où son noyaux dur composait de guerriers[29] : les compagnons et la garde d’Alexandre était des guerrier et en tant que tel avait une culture héroïque comme les chevaliers du moyen âge ou les samurais, il étaient liés par une camaraderie telle celle de l’Iliade, il fallait accomplir des actions héroïque pour pouvoir s’en canter pendant le repos du guerrier. Tout ces hommes avait fait le même choix qu’Achille une vie brève mais glorieuse.[30]  
 
 
En conclusion ayant abordé successivement tout les facteurs menant Alexandre vers le style héroïque du commandement nous pouvons maintenant nous interrogé sur les conséquence que ce style a eu sur l’histoire militaire et sur les généraux après Alexandre.
La vie d’Alexandre est une donné structurante et structuré, c’est à dire qu’elle est structurée par son caractère, sa conception de la tactique et last but not least  par la société macédonienne ; elle est structurante dans la mesure où cette conception du commandement va être considéré comme la seule bonne conception. La fougue plus que la réflexion serait ainsi la qualité première du général,  cette conception à été la perte de nombre de généraux qui ont essayé d’imiter Alexandre sans totalement le comprendre. Le premier d’entre eux et Pyrrhus qui tomba dans la démesure et ne réussi pas à conserver ses possession alors qu’il aurait pu dominer la Grèce et l’unifier contre Romain et Carthaginois. D’autre victime furent moins brillante que Pyrrhus, elle s’étend de Varus vaincu de bataille de Teutoburg et Caius Terentius Varro vaincu de la bataille de Cannes jusqu’à Nivelle et d’autres imbéciles de notre pauvre époque.[31] N'oublions pas enfin que pour les grecs ne contient aucune notion d'obligation sociale, il est égoïste, et finalement complaisant, ne voyons pas l'héroïsme comme un résultat ou une vertu alors que c'est un "pothos", un "désir brulant".
Ainsi depuis Alexandre la figure héroïque fait partie des rôles du général, rôle qu’endossera Patton entre autres. La question se pose ce rôle est-il adapté a cette époque moderne ? Mais nous ne répondront pas à  cette question nous feront juste une remarque : dans les bagages du rôle héroïque se trouve l’oraison, nous ne pouvons que constater le pouvoir du discours sur les hommes fussent-il des militaires.
Le Faust de Goethe à tort au commencement n’était pas l’action mais bien au commencement était le verbe.
Dixi,
Jarnac




[1] W. Shakespeare, As You Like It, acte II scène VII, 139-143

[2] Elle restera donc orpheline.

[3] Sacha GUITRY, Toutes réflexions faites, dans 50 ans d’occupations, Omnibus Presses de la Cité 1993,
p.91

[4] Encore et toujours Sacha GUITRY, Les Femmes et l'Amour, dans 50 ans d’occupations, Omnibus Presses de la Cité 1993, p.153

[5] Comme le dis si bien Schopenhauer dans son ouvrage « L’art d’avoir toujours raison »

[6] Ce qui me rappelle un boutade de Blackadder goes forth : the général : « remembrer lad if that you fall me and captain Darling are behind you » Blackadder : « At least 20 miles behind… »

[7] Qui est une mine d’or et que je vous conseille : http://remacle.org/bloodwolf/erudits/philon/table.htm

[8] J.Keegan, The mask of Command, Pimlico 1987 p.58

[9] A vrai dire ceci est une exagération inventé par les contemporain d’Alexandre il connaissait plus que seulement la Grèce et l’empire Perse : Alexandre avant sa mort préparais l’invasion de Carthage. Cependant  elle résume un état d’esprit l’empire c’est tout ce qu’il y a sous le ciel dise les chinois en conquérant l’empire Perse Alexandre à conquis le monde ou plutôt un monde.

[10] Et cela à failli lui couté la vie

[11] Ceci est vraiment un point de vue le débats est intense sur ce sujet.

[12] Sa vie sexuelle qu’elle qu’elle soit était assez secondaire (je crois personnellement qu’il était bisexuel comme un nombre de grec)

[13] Le fait qu’il se prenne ou non pour un Dieu est aussi le sujet d’âpres débats je penche à croire qu’il a fini par croire à son invention.

[14] Plutarque, vies parallèles, vie d’Alexandre, Gallimard, Paris 2001, pp.1240-1241

[15] Le mots chevaleresque convient bien au macédonien je reviendrais sur ce sujet à la fin de cet article.

[16] Arrien, Anabase

[17] Conception qui est radicalement différente de celle d’un livre intitulé Art de la Guerre

[18] En sens bien entendu de moral militaire et non de morale Kantienne 

[19] Même si les fortifications y étaient plus faibles que dans le Pas De Calais, la surprise est dans les affaire militaire souvent un facteur décisif.

[20] Plutarque, vies parallèles, vie d’Alexandre, p.1241

[21] Ibid. p1255

[22] « Toutes ces choses étant considérées, personne ne s'étonnera de la facilité qu'eut Alexandre à tenir l'état d'Asie et des difficultés qu'ont eues les autres comme Pyrrhus et beaucoup d'autres, à conserver l'acquisition ce qui ne provient pas de la petite ou grande vertu du vainqueur, mais de la dissemblance du sujet. » 
N. Machiavelli, il Principe, chap. 4 

[23] Soi dit en passant le nombre des Perse était sans doute excessif dans le sens où beaucoup d’entre eux n’était pas de vrai combattant et était un boulet pour le reste de l’armée, une armée plus réduite aurait été plus efficace.

[24] Ce fut aussi la tactique utilisée par Frederick le grand pendant ses nombreuses campagnes.

[25] Iliade, XVI, 215-217

[26] Thucydide, Guerre du Péloponnèse, V, 71, 1

[27] Qui était aussi un pouvoir religieux le roi étant aussi grand prêtre.

[28] Je me référe à l’ouvrage de S. Andreski « Military organisation and society », Londres 1968 

[29] Au sens sociologique du terme qui divise les militaires en 6 groupes : les conscrits, les soldats de métiers, les guerrier, les mercenaires, les milicien, les esclaves voir Keegan histoire de la guerre, la chair, p. 139, Esprit Frappeur 2000.
Andreski divise aussi en 6 groupe : homoique, masaique, mortasique, néférique, ritterienne et tellenique allez comprendre ce que cela veut dire.

[30] Le reste de l’armée macédonienne était des soldats de métiers et des mercenaires mais ceci n’est pas le sujet de cet article.

[31] Constatons l’universalité de la bêtise humaine.
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MessagePosté le: Dim 10 Oct - 22:51 (2010)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Dim 10 Oct - 22:54 (2010)    Sujet du message: Alexandre le grand Répondre en citant


La bataille du Granique
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MessagePosté le: Dim 10 Oct - 23:01 (2010)    Sujet du message: Alexandre le grand Répondre en citant









Celle d'Issos
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MessagePosté le: Dim 10 Oct - 23:04 (2010)    Sujet du message: Alexandre le grand Répondre en citant







Enfin la bataille de Gaugamelès
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